Aller au contenu
Progression golf amateur

Progresser au golf quand on est amateur

Vous jouez au golf depuis quelques mois ou quelques années. Vous avez déjà connu ces parties où tout semble fonctionner. Les fers partent bien, quelques putts tombent et, pendant quelques trous, vous avez presque l’impression d’avoir enfin compris ce sport.

Puis vient la partie suivante.

Le driver part à droite. Une approche pourtant facile est grattée. Vous prenez trois putts à 4 mètres. Et cette petite voix revient :

« Mais pourquoi je n’arrive pas à jouer comme la dernière fois ? »

Bienvenue dans la vie du golfeur amateur !

Progresser au golf n’est pas une ligne droite. On avance, on stagne, on pense avoir trouvé quelque chose, on le perd, puis on découvre parfois que le véritable problème était ailleurs.

La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est pas nécessaire d’avoir un swing parfait, de taper 250 mètres au drive ou de passer quatre heures par semaine au practice pour améliorer son golf.

Il faut surtout apprendre à mieux comprendre son jeu.

C’est précisément l’objectif de cette page.

Vous aider à identifier ce qui vous fait réellement perdre des coups, à travailler les bons secteurs et, surtout, à devenir progressivement un golfeur plus régulier et plus intelligent sur le parcours.

Progresser au golf ne signifie pas chercher le swing parfait

Swing parfait

Quand on commence le golf, on associe naturellement progression et technique.

On veut mieux swinguer.

On regarde des vidéos. On modifie son grip. On travaille son backswing. On cherche à tourner davantage les épaules. Puis quelqu’un nous parle du transfert du poids, du chemin de club ou de la position de la face.

Et rapidement, notre swing devient une équation à quinze inconnues.

Pourtant, votre carte de score ne vous demande jamais si votre swing est joli.

Elle compte simplement vos coups.

Un joueur avec un swing imparfait mais reproductible, qui garde sa balle en jeu et sait où rater, peut parfaitement battre un joueur techniquement plus impressionnant mais beaucoup plus irrégulier.

L’objectif du golfeur amateur n’est donc pas de construire un swing parfait.

C’est de construire un jeu suffisamment fiable pour pouvoir jouer au golf.

Et cette nuance change beaucoup de choses.

La progression au golf est loin d’être un long fleuve tranquille

Le golf possède une particularité assez cruelle : plus on progresse, plus les progrès deviennent difficiles à obtenir.

Lors de vos premières parties, gagner dix coups peut être relativement simple.

Quelques tops en moins, deux balles qui restent sur le parcours au lieu de terminer hors limites et trois putts évités peuvent transformer une carte.

Mais lorsque votre niveau augmente, chaque coup gagné demande davantage de travail.

Surtout, nous commettons souvent une erreur : nous travaillons ce que nous aimons travailler plutôt que ce dont notre jeu a réellement besoin.

Celui qui adore taper son fer 7 peut passer une heure au practice avec son fer 7.

Celui qui aime le driver peut vider deux seaux de balles avec le driver.

Pendant ce temps-là, personne ne travaille les putts de 1,50 mètre ou cette petite approche de 20 mètres qui nous coûte pourtant régulièrement un double bogey.

Pour progresser, il faut donc commencer par une question beaucoup plus importante que « comment améliorer mon swing ? ».

Commencez par faire le diagnostic de votre jeu

Avant de modifier quoi que ce soit, observez.

Pendant cinq à dix parcours, notez simplement ce qui se passe.

Vous n’avez pas besoin de statistiques extrêmement complexes.

Quelques informations suffisent :

  • nombre de pénalités,
  • nombre de greens touchés en régulation,
  • nombre de putts,
  • nombre de trois-putts,
  • approches ratées,
  • mises en jeu réellement problématiques,
  • doubles bogeys, triples bogeys et pire.

Vous allez probablement découvrir quelque chose d’intéressant.

Le secteur qui vous énerve le plus n’est pas forcément celui qui vous coûte le plus de coups.

Un drive raté marque les esprits.

Une balle qui part dans les arbres ou hors limites est spectaculaire.

Mais une mauvaise approche suivie de trois putts peut être tout aussi coûteuse.

Construisez un swing fiable avant de chercher un beau swing

Regardez les joueurs autour de vous.

Vous verrez probablement des swings très différents.

Certains ont un backswing court. D’autres montent très haut. Certains jouent rapidement. D’autres semblent s’arrêter au sommet.

Pourtant, beaucoup réussissent à jouer correctement.

Pourquoi ?

Parce qu’ils ont appris à reproduire leur mouvement.

Pour le golfeur amateur, trois choses sont particulièrement importantes :

Le contact

Avant de chercher la distance, apprenez à contacter correctement la balle.

Une balle correctement centrée parcourra généralement une distance beaucoup plus prévisible qu’une balle frappée avec davantage de vitesse mais mal contactée.

La direction

Votre balle n’a pas besoin d’aller exactement là où vous le souhaitez.

Elle doit surtout éviter les endroits où elle ne doit absolument pas aller.

La dispersion

C’est probablement l’une des notions les plus importantes pour progresser.

Vous ne frappez pas votre fer 7 à exactement 135 mètres.

Vous avez plutôt une zone dans laquelle vos bonnes et vos moins bonnes frappes ont tendance à terminer.

Jouer au golf consiste en grande partie à apprendre à jouer avec cette dispersion.

Du départ au green : identifiez les coups qui comptent vraiment

La mise en jeu : commencez par garder la balle sur le parcours

Le driver est probablement le club le plus spectaculaire du sac.

C’est aussi celui qui peut provoquer quelques-uns des dégâts les plus importants.

Pourtant, la solution n’est pas forcément d’arrêter de jouer le driver.

Il faut apprendre à choisir intelligemment son club de départ.

Sur un trou large sans danger majeur, le driver peut être parfaitement logique.

Sur un trou étroit avec un hors-limites exactement dans votre zone de dispersion, un autre choix peut être plus judicieux.

La question n’est donc pas :

« Quel club va le plus loin ? »

Mais plutôt :

« Quel club me donne la meilleure chance de jouer correctement le coup suivant ? »

Les fers : recherchez la régularité plutôt que le drapeau

Un amateur voit souvent un drapeau.

Un joueur plus expérimenté voit également le green, les bunkers, l’eau, la pente et surtout les endroits où il peut se permettre de rater.

Lorsque vous attaquez un green, vous n’avez pas nécessairement besoin de viser le drapeau.

Le centre du green est parfois une excellente cible.

Particulièrement lorsque le drapeau est placé près d’un obstacle.

Quelques mètres supplémentaires au putting coûtent souvent beaucoup moins cher qu’un bunker, une balle dans l’eau ou une approche délicate.

À moins de 100 mètres : votre futur terrain de progression

Voilà une distance particulièrement intéressante pour le golfeur amateur.

30 mètres.

50 mètres.

70 mètres.

90 mètres.

Nous nous retrouvons constamment dans cette zone.

Pourtant, combien de temps lui consacrons-nous réellement à l’entraînement ?

À ces distances, connaître quelques coups simples et reproductibles peut considérablement faciliter vos parcours.

Vous n’avez pas besoin de maîtriser dix trajectoires différentes.

Commencez par connaître vos distances avec quelques amplitudes de swing et quelques clubs.

L’objectif est simple :

mettre beaucoup plus souvent la balle dans une zone depuis laquelle deux coups suffisent pour terminer le trou.

Les approches : faites simple

Nous avons parfois tendance à rendre le petit jeu beaucoup trop compliqué.

Une balle près du green ne nécessite pas systématiquement un lob spectaculaire.

Lorsque vous pouvez faire rouler la balle, faites-la rouler.

Lorsque vous pouvez putter, le putter peut être une excellente solution.

Lorsque vous devez lever la balle, choisissez un coup que vous maîtrisez.

Le meilleur coup n’est pas nécessairement le plus beau.

C’est celui que vous êtes capable de reproduire.

Le putting : commencez par éliminer les trois-putts

Vous n’avez pas besoin de rentrer tous les putts de cinq mètres pour devenir un meilleur putter.

Commencez par devenir excellent sur deux choses :

le dosage des longs putts et les putts courts.

Sur un putt de dix mètres, votre objectif principal n’est pas forcément de rentrer la balle.

C’est de laisser un deuxième putt suffisamment court pour qu’il devienne très difficile à manquer.

Cette simple évolution d’objectif peut déjà éviter beaucoup de trois-putts.

Apprenez à vous entraîner comme vous jouez

Le practice peut donner une fausse impression de maîtrise.

Vous prenez votre fer 7.

Première balle moyenne.

Deuxième meilleure.

Troisième encore meilleure.

Après quinze balles, vous trouvez votre rythme.

Excellent.

Sauf que sur le parcours, vous ne disposez jamais de quinze tentatives avec votre fer 7.

Vous avez une balle.

Puis vous devez probablement jouer un autre club.

Votre entraînement devrait donc comporter deux dimensions.

L’entraînement technique

Vous répétez volontairement le même geste afin de travailler quelque chose de précis.

C’est utile lorsque vous cherchez à modifier ou stabiliser un élément de votre swing.

L’entraînement situationnel

Changez régulièrement de club et de cible.

Imaginez un trou.

Driver.

Puis fer 7.

Puis wedge.

Puis recommencez avec un autre scénario.

Vous obligez ainsi votre cerveau à effectuer ce qu’il devra faire sur le parcours : réussir un coup sans avoir eu dix essais auparavant.

Si vous avez peu de temps, entraînez-vous différemment

Nous sommes amateurs. Nous avons un travail, une famille, des obligations et probablement beaucoup d’autres choses à faire.

Par conséquent, nous ne pouvons pas nécessairement consacrer quinze heures par semaine au golf.

Ce n’est pas une raison pour renoncer à progresser.

Au contraire.

Cela oblige simplement à mieux utiliser son temps !

Et souvenez-vous que la qualité d’une séance ne se mesure pas au nombre de balles frappées. Elle se mesure à ce que vous avez réellement travaillé !

Arrêtez de perdre des coups inutilement

Voilà probablement l’une des manières les plus rapides d’améliorer une carte.

Pas besoin de taper plus loin.

Pas besoin de changer votre swing.

Pas besoin d’acheter un nouveau driver.

Il suffit parfois de supprimer quelques mauvaises décisions.

Imaginez :

Vous êtes derrière un arbre.

Vous apercevez un espace minuscule entre deux branches.

Avec un fer 5 parfaitement contacté et un léger fade, vous pourriez atteindre le green.

Vous savez exactement ce qui va se passer.

Vous tentez quand même.

Nous l’avons tous fait.

Avant chaque coup difficile, posez-vous une question :

Si je rate ce coup, qu’est-ce qui se passe ?

Si la réponse est :

« probablement bogey »,

le risque peut parfois être acceptable.

Si la réponse est :

« balle perdue, pénalité ou triple bogey »,

il existe peut-être une meilleure solution.

Apprenez à accepter vos mauvais coups

Vous allez rater des coups.

Beaucoup.

Même lorsque vous jouerez mieux.

La progression au golf ne consiste donc pas à éliminer tous les mauvais coups.

Elle consiste aussi à réduire leurs conséquences.

Vous venez de rater votre drive ?

Le problème n’est pas encore forcément dramatique.

Mais si vous tentez ensuite un coup impossible pour « récupérer » votre erreur, vous pouvez transformer un bogey potentiel en triple.

C’est l’un des grands apprentissages du golf :

un mauvais coup n’oblige pas à en jouer un deuxième.

Revenez dans le jeu.

Acceptez éventuellement de perdre un coup.

Puis continuez votre partie.

Travaillez votre mental sans essayer de devenir un robot

Nous avons tous cette voix intérieure.

« Ne va surtout pas dans l’eau. »

« Tu rates toujours ce putt. »

« Pourquoi tu as encore sorti le driver ? »

« Aujourd’hui, tu ne sais vraiment pas jouer. »

Essayer de supprimer complètement ces pensées est probablement illusoire.

L’objectif est plutôt d’apprendre à ne pas leur laisser décider du prochain coup.

Construisez une petite routine.

Choisissez votre cible.

Visualisez votre coup.

Placez-vous devant la balle.

Jouez.

Une fois le coup terminé, acceptez le résultat et recommencez.

Votre routine devient progressivement un point de repère.

Mesurez votre progression autrement que par votre index

L’index est évidemment intéressant. Mais il évolue lentement et ne raconte pas toute l’histoire. Imaginez que votre index ne bouge quasiment pas pendant deux mois.

Pourtant :

  • vous perdez moins de balles,
  • vous prenez moins de trois-putts,
  • vos mauvais coups sont moins catastrophiques,
  • vous touchez davantage de greens en régulation,
  • vos cartes deviennent plus homogènes.

Êtes-vous en train de stagner ?

Probablement pas.

Votre jeu est peut-être simplement en train de se consolider.

Suivez donc quelques indicateurs simples :

  • pénalités par parcours,
  • trois-putts,
  • greens en régulation,
  • doubles bogeys et pire,
  • réussite à moins de 100 mètres,
  • dispersion des mises en jeu.

Le score finira généralement par refléter les améliorations réalisées ailleurs.

Votre feuille de route pour progresser selon votre niveau

Feuille de route entrainement

Tous les golfeurs n’ont pas les mêmes priorités.

Un joueur qui réalise régulièrement 125 n’a probablement pas besoin de travailler les mêmes choses qu’un joueur qui tourne autour de 90.

Vous jouez régulièrement au-dessus de 120

Votre priorité : simplifier le jeu.

Travaillez le contact de balle, apprenez à garder vos mises en jeu sur le parcours, développez une approche simple autour du green et cherchez à limiter les trous catastrophiques.

Votre premier objectif n’est pas de faire davantage de pars.

C’est souvent de faire moins de triples, quadruples et pire.

Vous jouez entre 110 et 120

Votre priorité : construire de la régularité.

Commencez à connaître vos véritables distances.

Travaillez vos coups à moins de 100 mètres.

Réduisez les pénalités.

Apprenez à choisir des cibles plus raisonnables.

Vous devriez progressivement sentir que vos mauvais trous deviennent moins mauvais.

Vous jouez entre 100 et 110

Bienvenue dans une zone que beaucoup de golfeurs amateurs connaissent bien.

Vous êtes capable de jouer de très bons trous.

Le problème vient souvent des quelques trous qui détruisent votre carte.

Un par.

Deux bogeys.

Puis soudain un 8.

Votre progression passe désormais beaucoup par la gestion des erreurs.

Identifiez les situations qui produisent vos doubles et triples bogeys.

Les mises en jeu ?

Les approches ?

Les pénalités ?

Les trois-putts ?

Vous pourriez découvrir que passer sous les 100 ne nécessite pas beaucoup plus de coups exceptionnels.

Il faut surtout moins de catastrophes.

Vous cherchez à jouer régulièrement sous les 100

À ce niveau, chaque détail commence à compter davantage.

Votre stratégie de parcours devient importante.

Votre dispersion également.

Votre jeu à moins de 100 mètres peut faire une énorme différence.

Et votre capacité à transformer une mauvaise situation en bogey plutôt qu’en double devient précieuse.

Commencez réellement à analyser vos parcours.

Non pas pour devenir obsédé par les statistiques.

Mais pour savoir où investir votre temps d’entraînement.

Faut-il prendre des cours pour progresser ?

Oui, un professionnel peut considérablement vous aider.

Particulièrement lorsqu’un problème technique vous empêche d’avancer.

Une vidéo YouTube ne voit pas votre swing.

Un article non plus.

Un enseignant peut observer votre mouvement, identifier un problème et surtout vous empêcher de passer plusieurs mois à essayer de corriger quelque chose qui n’était peut-être pas la véritable cause.

Mais prendre un cours ne suffit pas.

Il faut ensuite travailler.

Le professeur peut vous montrer la direction.

C’est la répétition qui transforme progressivement une correction en nouveau comportement.

Faut-il changer de matériel pour progresser ?

Parfois.

Mais probablement moins souvent que nous aimerions le croire.

Un matériel totalement inadapté peut évidemment compliquer votre jeu.

Un fitting peut également devenir intéressant lorsque votre swing commence à être suffisamment stable.

Mais changer de driver ne corrigera pas automatiquement une mauvaise face de club.

Acheter un nouveau putter ne vous apprendra pas le dosage.

Et le dernier wedge à la mode ne transformera pas une mauvaise technique d’approche.

Avant chaque achat, posez-vous donc cette question :

« Quel problème concret ce matériel est-il censé résoudre dans mon jeu ? »

Si vous n’avez pas de réponse précise, votre argent sera peut-être plus utile ailleurs.

La progression au golf n’est jamais une ligne droite

C’est probablement le message le plus important de cette page.

Vous allez connaître des périodes où votre jeu progressera rapidement.

Puis des plateaux.

Vous aurez parfois l’impression de régresser.

Vous pourrez travailler quelque chose pendant plusieurs semaines sans constater immédiatement d’amélioration sur vos cartes.

Puis un jour, sans vraiment savoir pourquoi, les choses commenceront à se mettre en place.

C’est aussi ce qui rend le golf aussi frustrant.

Et aussi passionnant.

Après des années de golf amateur, j’ai fini par comprendre une chose :

nous ne maîtriserons probablement jamais complètement ce jeu.

Et ce n’est finalement pas très grave.

Et maintenant ?

Vous pourriez lire encore cinquante conseils sur le swing, regarder vingt vidéos, acheter un nouveau wedge ou essayer de modifier quatre choses lors de votre prochaine séance.

Je vous propose quelque chose de beaucoup plus simple.

Lors de vos trois prochains parcours, ne changez rien.

Observez simplement votre jeu, notez vos pénalités, vos trois-putts, vos doubles bogeys et les situations qui vous mettent réellement en difficulté, puis regardez vos cartes.

Vous devriez commencer à voir apparaître votre véritable priorité.

Alors travaillez celle-ci et une seule.

Puis mesurez à nouveau.

Parce que progresser au golf ne consiste pas forcément à devenir capable de réussir davantage de coups extraordinaires.

Cela commence souvent par quelque chose de beaucoup plus accessible :

faire un peu moins souvent les coups qui détruisent notre carte.

Et continuer à prendre suffisamment de plaisir pour avoir envie de revenir jouer la semaine suivante.